

Blanquette de porc comme au bistrot
Trente ans derrière les fourneaux : au bistrot, la blanquette tournait souvent au porc — plus doux, moins cher, tout aussi digne. Liaison à l'ancienne, non négociable.
Préparation
Détaillez le porc en cubes de 4 cm et citronnez-les généreusement : le jus garde la chair claire, et une blanquette se doit d'être blonde, pas grise.
Pochez la viande départ eau froide avec le bouquet garni et le bouillon de volaille, 30 minutes à frémissement. Écumez ce qui monte — au bistrot, on disait qu'une blanquette se juge à la clarté de son bouillon.
30 minPendant ce temps, émincez les oignons, coupez les carottes en rondelles épaisses, nettoyez les champignons de Paris. Fondez les poireaux à part, tout doucement, sans coloration.
15 minÉgouttez la viande, filtrez le bouillon. Faites suer les oignons sans coloration, remettez la viande, les carottes et les champignons, puis mouillez avec le bouillon lié à la fécule délayée. Trente-cinq minutes de frémissement doux.
35 minLa liaison — le geste du métier
Fouettez le jaune d'œuf avec la crème. HORS DU FEU, incorporez ce mélange en remuant sans interruption : la sauce devient nacrée, veloutée. On ne fait plus jamais bouillir passé ce point — jamais.
Servie en plat creux, riz blanc à part. La blanquette a ses règles, elles ont fait leurs preuves avant nous.
Rectifiez sel et poivre blanc, ajoutez les poireaux fondus, et servez bien chaud. Le client d'habitué la commandait sans regarder la carte — c'est le meilleur compliment qu'un plat puisse recevoir.
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